Plébiscitée par les ménages français, l’assurance vie continue de financer largement les énergies fossiles, parfois à l’insu des épargnants. Une étude publiée par l’ONG Reclaim Finance met en évidence une exposition persistante de nombreux contrats, y compris parmi ceux présentés comme responsables. L’organisme souligne également la difficulté des assureurs à concilier performances économiques et écologiques.
- Les contrats d’assurance vie en unités de compte continuent de financer massivement des projets fossiles.
- Le manque d’informations sur la nature des fonds expose les épargnants au greenwashing et à une hausse de l’empreinte carbone de leur placement.
Une dépendance encore considérable aux énergies fossiles
Produit d’épargne à long terme devenu incontournable, l’assurance vie s’est profondément transformée ces dernières années. L’arrivée des UC, des supports complémentaires aux fonds en euros, plus dynamiques, mais aussi plus risqués, a contribué à rendre sa forme assurantielle encore plus intéressante pour les ménages.
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Dans le cadre d’une étude récente, Reclaim Finance a passé au crible l’offre de 27 assureurs et bancassureurs en France. L’analyse a porté sur près de 7 500 supports en unités de compte (les UC) investis en actions, obligations ou actifs diversifiés.
Important62 % de ces fonds incluent au moins une entreprise du secteur fossile (pétrole, gaz, charbon…). Cette exposition massive au carbone vient ternir le bilan environnemental de l’épargne des Français.
Le risque de greenwashing dans les fonds « durables »
Plus problématique encore, l’étude pointe des incohérences dans certains produits estampillés respectueux de l’environnement. Un peu moins de la moitié des UC qui affichent un positionnement durable ou responsable intègrent des entreprises actives dans les énergies fossiles.
Pour Reclaim Finance, cette situation expose les épargnants à un risque réel de greenwashing, alors même que ces labels sont censés guider des choix plus vertueux. Souscrire une assurance vie totalement exempte d’acteurs à fort impact environnemental négatif reste difficile. Plusieurs poids lourds du secteur, assureurs et bancassureurs, proposent en effet des supports peu écologiques.
Certains acteurs se démarquent toutefois
Le rapport relève toutefois des initiatives encourageantes. Des établissements récents, comme Goodvest ou Green-Got, ont développé des offres qui excluent les acteurs de l’énergie fossile. BPCE Assurances a également cessé en 2025 de référencer de nouveaux fonds reliés à ces ressources polluantes. La Macif, la MAIF et SMA Vie ont déployé des efforts louables en écartant les entreprises d’extraction de charbon thermique.
De son côté, France Assureurs salue le travail du rapport sur l’alignement climatique de l’épargne, tout en rappelant que l’analyse porte sur le nombre de fonds référencés, et non sur les montants réellement investis.
Pour Reclaim Finance,
Réduire le nombre d’unités de compte liées aux fossiles et choisir judicieusement les sociétés de gestion partenaires constituent des alternatives à envisager pour limiter la présence des hydrocarbures et du charbon dans les UC.