Détenu par plus de 11 millions de Français, le plan d’épargne retraite (PER) est devenu une solution incontournable pour compléter sa pension. Mais au-delà de sa fonction initiale, beaucoup ignorent que ce placement peut également servir à financer l’acquisition d’une résidence principale ou à faire face à des imprévus.
- Dans le cas du plan d’épargne retraite, les retraits anticipés restent autorisés dans certaines situations prévues par la loi.
- Il peut ainsi servir à financer un projet immobilier, à faire face à des aléas de la vie ou à organiser la transmission du patrimoine de manière fiscalement avantageuse.
- Une compréhension précise des volets du plan, des conditions de retrait et de la clause bénéficiaire permet d’en tirer le meilleur parti.
Note trustpilot : 4,7
- Accessible dès 500 € de versement initial
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Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Possibilité d’utiliser les fonds pour financer un projet immobilier
Contrairement à une idée reçue, les fonds versés dans un PER ne sont pas totalement bloqués. Bien que l’épargne soit destinée à la retraite, le capital peut être retiré de manière anticipée dans des cas de force majeure prévus par la loi.
Important L’exemple le plus fréquent est l’achat d’une résidence principale : l’épargnant est libre de puiser dans son bas de laine et de mobiliser l’équivalent de l’apport initial. Cette possibilité n’est pas limitée aux primo-accédants et peut s’étendre à des espaces contigus au logement, dès lors qu’ils sont réservés à un usage personnel.
Selon les données du ministère de l’Économie, environ 28 % des titulaires de PER ont profité de ce mécanisme pour financer leur projet immobilier.
Il convient toutefois de noter que le retrait anticipé ne peut pas être utilisé pour financer des travaux de rénovation énergétique sur un logement déjà existant.
Sur le plan fiscal, les sommes retirées restent soumises aux mêmes règles que les versements initiaux, alors que les revenus tirés des placements sont assujettis à un impôt unique avoisinant 30 %.
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Les structures du PER
Le PER se compose de trois catégories distinctes, chacune conçue pour accueillir des versements précis :
- le segment individuel regroupe les apports libres des souscripteurs ;
- le collectif inclut les versements liés à l’entreprise ;
- la partie réglementée correspond aux dispositifs issus de l’ancien article 83.
Les possibilités de retrait anticipé pour un achat immobilier s’appliquent aux deux premiers types, tandis que la section réglementée prévoit une liquidation en annuités.
En dehors de l’acquisition d’un logement, le PER peut être sollicité avant terme dans des situations exceptionnelles : incapacité durable de l’épargnant ou d’un membre du foyer, décès du conjoint, interruption prolongée des allocations sociales ou encore difficultés financières graves validées par l’autorité compétente. Dans ces circonstances, le retrait anticipé échappe à l’impôt sur le revenu, mais reste soumis aux barèmes de 17,2 %, pouvant être révisés à 18,6 % selon les réformes futures.
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Transmission et protection des bénéficiaires
Le PER inclut un dispositif de désignation de bénéficiaires, permettant de définir l’attribution du capital en cas de décès. Cette clause peut couvrir des individus sans lien familial, offrant ainsi une grande souplesse pour la planification successorale. Des abattements particuliers s’appliquent selon l’âge du titulaire au moment du décès.
Une stratégie courante consiste à souscrire un plan pour chaque membre d’un couple, chacun désignant le partenaire comme bénéficiaire.
Cette approche assure la continuité des ressources pour le conjoint survivant sans charge fiscale supplémentaire et complète l’objectif principal de ce dispositif : sécuriser les revenus futurs.