Le cumul emploi-retraite va être fortement encadré pour les pensions liquidées à compter du 1er janvier 2027. Voici ce qui change, ce qui reste et qui sera le plus touché, chiffres Insee et témoignages à l’appui.
- Avant 64 ans : cumul impossible (déduction intégrale des revenus).
- Entre 64 et 67 ans : cumul partiel, abattement de 50% au-delà de 7 000 euros annuels.
- Après 67 ans : cumul intégral rétabli et seconde pension possible.
- Les nouveaux droits issus d’une activité seront supprimés.
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Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Ce que prévoit la loi à partir de 2027
Pour les assurés qui liquideront leur pension de base à compter du 1er janvier 2027, le dispositif sera resserré. Avant 64 ans, tout revenu d’activité sera déduit de la pension, ce qui rend le cumul impossible. Entre 64 et 67 ans, le cumul deviendra partiel : 50% des revenus annuels excédant 7 000 euros seront retranchés de la pension. La création de nouveaux droits à la retraite sera supprimée. À partir de 67 ans, le cumul redevient intégral, avec la possibilité de constituer une seconde pension.
Les retraités ayant liquidé avant cette date ne seraient pas concernés, à l’exception possible de certains régimes spéciaux, pour lesquels des ajustements sont envisagés.
Où en est-on aujourd’hui ?
Actuellement, un assuré au taux plein peut cumuler, sans plafond, sa pension de l’Assurance retraite avec des revenus professionnels. Pour les autres, le cumul est plafonné : 160% du Smic brut, ou le dernier salaire mensuel brut si c’est plus favorable.
La réforme de 2023 a même permis d’acquérir de nouveaux droits grâce à la reprise d’une activité, en respectant un délai de six mois en cas de retour chez son dernier employeur.
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Qui sera le plus touché ?
Avec une pension moyenne brute de 1 666 euros par mois (1 541 euros net) et un coût de la vie en hausse, de nombreux seniors complètent leurs revenus par une activité rémunérée. En 2023, ils étaient près de 500 000 selon l’Insee, dont 88 000 à leur compte, le plus souvent en micro-entreprise.
L’objectif budgétaire affiché est une économie de 0,4 milliard d’euros dès 2027 et jusqu’à 1,9 milliard d’euros en 2030. Le baromètre de l’Unsa retraités souligne que « 17% des retraités à la retraite depuis moins de 5 ans percevant une pension comprise entre 1 000 et 1 400 euros pratiquent une activité professionnelle par nécessité. »
« Quel est l'intérêt d'aller travailler pour ne rien gagner ? », confirme Frédérique David-Créquer, autrice du livre Je suis auto-entrepreneur, cité par MoneyVox. « Alors que la réforme de 2023 allait dans le bon sens, là il y a une vraie marche arrière de la part du gouvernement. C'est s'attaquer au pouvoir d'achat des retraités les plus modestes ».
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Micro-entreprise : un arbitrage plus risqué
Un micro-entrepreneur paie des cotisations sociales et la cotisation foncière des entreprises dès 5 000 euros de chiffre d’affaires annuel. Avant 64 ans, toute activité indépendante conduirait donc mécaniquement à une perte financière, faute de cumul possible. Entre 64 et 67 ans, il faudra calculer précisément si le revenu net reste intéressant. Pour limiter le risque, certains pourraient décider d’attendre l’âge légal pour reprendre une activité.