samedi12janvier
Zoom sur le fonds Sextant Grand Large, disponible dans nos contrats mes-placements Liberté et mes-placements Retraite.

mes-placements.fr : En quoi le fonds Sextant Grand Large se distingue t-il dans la gamme d’Amiral Gestion ?

Julien Lepage : C’est notre fonds patrimonial avec pour objectif premier la préservation du capital. Il est par nature plus défensif que nos autres fonds car il nous permet de ne pas être investis en permanence à 100 %. La part des actions est tout de même en moyenne supérieure à 50 %. Les obligations, l’immobilier coté, ou les titres subordonnés apportent une diversification réduisant la corrélation de la performance aux grands indices boursiers. Au sein des actions, nous sélectionnons dans notre univers d’investissement uniquement celles présentant le plus faible potentiel de baisse à moyen terme. La marge de sécurité se doit d’être importante.



mes-placements.fr : Les krachs de 2008 et de 2011 ont été complètement effacés par le fonds, actuellement au plus haut de son histoire. Tous les fonds dits « flexibles » ne peuvent en dire autant. Quelle est votre recette ?

Julien Lepage : Nous avons tiré les leçons de 2008 où nous étions trop agressifs dans nos investissements et nos choix sectoriels  alors que la marge de sécurité était beaucoup plus faible après cinq ans de marché haussier. Nous avons plus largement diversifié le fonds avec les opportunités importantes offertes par le segment  obligataire en 2011, renforcé nos filtres de qualité et de sécurité pour l’investissement, et nous nous sommes imposés des limites sectorielles, pour atténuer largement les effets d’un marché qui peut s’écrouler en quelques mois. La mise en place de couvertures a également été plus systématique.



mes-placements.fr : Sextant Grand Large fête ce mois-ci ses dix ans et va donc obtenir une légitimité supplémentaire au travers des classements de long terme. Qu’en attendez-vous ?

Julien Lepage : Dans notre métier, la confiance est un élément central qui se bâtit avec le temps. La performance sur une durée courte, inférieure à 5 ans, n’a pas la même qualité qu’une performance sur 10 ans. Alors que Grand Large est un fonds défensif, il a pu, tout en traversant les crises de 2002 et 2008, délivrer une performance annualisée de 11 % sur les dix dernières années. Le cap des 10 ans est à mon sens plus que symbolique : il apporte la preuve de la pertinence durable de notre approche.



mes-placements.fr : Le fonds - comme tant d’autres - avait nettement reculé en 2008. Quelle leçon en avez-vous tiré ? Vous estimez-vous mieux armé aujourd’hui en cas de recul soudain des marchés ?

Julien Lepage : Nous avons, comme évoqué  ci-dessus, pris beaucoup de dispositions pour ne pas revivre ça.  En complément de ces procédures nous avons également progressé et gagné en expérience. Notre équipe de gestion a gagné en maturité et nous avons continué d'investir dans des hommes de qualité comme Eric Tibi (gérant de Sextant Europe) en 2010 et plus récemment Bastien Goumare.



mes-placements.fr : La situation économique difficile en Europe ne va-t-elle pas se traduire à terme par une réduction de vos possibilités d’investissement ?

Julien Lepage : Grand Large peut investir partout dans le monde. De par notre histoire, notre proximité avec les entreprises et notre culture, nous avons et aurons encore à l’avenir une forte expertise sur les small et mid-caps européennes et en particulier françaises. L’économie française et européenne est faible depuis plus de douze ans maintenant et la probabilité que l’on retrouve une croissance de plus de 2 % dans un avenir proche est extrêmement faible. Ce contexte est défavorable pour les marchés mais notre travail consiste à identifier les sociétés avec une histoire spécifique forte leur permettant de se développer y compris dans un climat délétère. La crise crée également des opportunités de croissance externe pour les sociétés les plus solides.



mes-placements.fr : Le fonds utilise un certain nombre de produits de taux. Cela traduit-il une nouvelle expertise, ou bien seulement une politique opportuniste ?

Julien Lepage : Nous sommes actifs sur les taux depuis l’origine d’Amiral Gestion. En 2002, nous avions une très forte pondération sur les obligations convertibles qui étaient extrêmement sous-valorisées après la crise de 2001. En 2008 puis encore en 2011 à la faveur de la crise monétaire en Europe,  nous avons pu revenir sur les obligations dans des conditions de rendement incroyables pour un risque très mesuré. Nous avons alors investi sur des convertibles mais aussi des obligations classiques et des emprunts hybrides bancaires, voire des emprunts souverains.  On l’a déjà oublié mais il y a deux ans, on pouvait acheter des emprunts perpétuels de BPCE à …17 % de rendement ! C’est donc une gestion opportuniste certes mais visiblement les inefficiences du marché sont fréquentes avec trois points d’entrée majeurs en moins de 1 ans.



mes-placements.fr : Inférieur à 40 millions d’euros, l’actif du fonds permet une grande réactivité. Mais comment expliquez-vous que l’excellence de la performance ne vous ait pas amené davantage de capitaux ?

Julien Lepage : Nous n’avons pas axé notre développement sur la croissance des encours. Nos fonds sont certes performants et de qualité mais peuvent aussi être volatils même si nous nous attachons à réduire ce désagrément pour nos clients. Comme vous le signalez, un encours de 40M€ permet une grande souplesse. Une distribution plus agressive entraînerait une plus grande volatilité de nos encours dans les périodes de baisse des marchés. Nous souhaitons avoir des clients qui comprennent bien notre philosophie et nos valeurs avant d’investir chez nous,  afin qu’ils puissent supporter les phases de baisse, inévitables pour faire de la performance à long terme, et c’est encore plus vrai pour un fonds flexible comme Grand Large. Nous n’avons pas de purs commerciaux à proprement parler chez Amiral Gestion mais nous pouvons accueillir de nombreux autres clients sans dénaturer nos performances, et nous avons l’ambition d’être mieux connus et plus visibles à l’avenir. Benjamin Biard nous a ainsi rejoints début 2012 en qualité de directeur du développement.


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