mardi08août
Signature sur contrat d'assurance

Le niveau de collecte de l’assurance-vie ne cesse de reculer. Si au premier semestre 2016, la collecte nette était de 12 milliards d’euros, elle bascule à 2 milliards d’euros en 2017. La baisse des rendements de ce produit d’épargne ainsi que la préférence des Français pour la liquidité et la sécurité sont les principales causes de ce recul. Détails !

Les plus récentes statistiques de la Fédération française de l’assurance révèlent que les épargnants français ont injecté 600 millions d’euros nets sur des produits d’assurance-vie. S’il s’agit du niveau de collecte le plus élevé depuis décembre, ce montant est toutefois inférieur à celui enregistré en juin 2016, soit 1,1 milliard d’euros.

Sachant que ce niveau en juin 2016 figure parmi ceux les moins élevés l’année passée, il est évident que les produits d’assurance-vie intéressent de moins en moins les investisseurs. D’ailleurs, si la collecte nette sur le premier semestre 2016 était évaluée à 12 milliards d’euros, celle-ci recule à 2 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année en cours.

Les raisons de la baisse du niveau de collecte

La première raison de ce désintérêt des Français pour les produits d’assurance-vie réside dans la baisse des rendements qui ont basculé au-dessous de 2%. Pour sa part, cette baisse trouve son origine dans l’environnement de taux bas qui résulte de la politique monétaire trop accommodante adoptée par la BCE (Banque centrale européenne).

L’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a dans ce cadre mis en garde les compagnies d’assurance quant à l’application des taux de rendements trop élevés, comparés notamment à ceux pratiqués sur les marchés. Pourquoi ? Parce que les taux bas anéantissent progressivement la rentabilité des assureurs.

C’est ainsi que l’ACPR a invité les assureurs-vie à revoir les rendements de leurs produits à la baisse dans le but d’inciter les épargnants à se tourner vers des placements en UC (unités de compte), investis en actions. Ces derniers manifestent toutefois certaines appréhensions à adopter ces solutions en raison du risque qu’elles exposent.

La liquidité et la sécurité, privilégiées par les épargnants

Philippe Crevel, directeur du Cercle de l’Épargne, explique que la maigre collecte de l’assurance vie.

s'explique par le refus d’une partie des épargnants de s’engager dans les unités de compte. Ils font le choix de renoncer à des versements sur leurs contrats plutôt que d’en affecter une partie en UC.

Philippe Crevel.

Les épargnants plébiscitent plus le Livret A et le LDD pour la liquidité et la sécurité que ces produits offrent. Les chiffres en témoignent : depuis le début de l’année, la collecte totale pour ces deux produits s’est établie à 10 milliards d’euros. Certains clients choisissent même de ne pas épargner leurs avoirs, les laissant sur leurs comptes courants.

De plus, les prélèvements sociaux et autres taxes viennent réduire davantage les rendements de l’assurance-vie. Sans mentionner les imprécisions entourant la réforme globale de la fiscalité annoncée par Emmanuel Macron. Le directeur du Cercle de l’Épargne estime que l’instauration d’une « flat tax » conduirait à

un alourdissement de la fiscalité surtout pour ceux dont le contrat a plus de huit ans (plus de 62% des assurés). Le taux de prélèvement passe alors de 23% (24,7% avec la majoration de la CSG prévue au 1er janvier 2018.

Philippe Crevel.

A découvrir également

  • 2021 marque le regain de forme de l’assurance-vie
    19/01/2022
  • Fonds en euros : nos solutions pour éviter de perdre de l’argent
    12/01/2022
  • Les fonds « Clean share » font leur trou sur le marché des UC
    30/12/2021
  • Les contrats multisupports prêts à se responsabiliser en 2022
    16/12/2021

Archives

Etre rappelé par un conseiller
Nous envoyer un message
Parlons Placement
Nos placements
PERPlus de retraite et moins d'impôts avec nos PER sans frais d'entrée
Assurance vieDécouvrez nos contrats sans frais d'entrée
SCPIAccédez à l'immobilier professionnel dès 500 €
DefiscalisationInvestissez dans l'économie réelle en réduisant votre impôt