jeudi20avril
Echanges autour du contrat d'assurance vie et sa fiscalité

Les épargnants se méfient de la fiscalité à venir de l’assurance vie. En effet, avec les projets de plusieurs candidats à l’élection présidentielle, le cadre fiscal du placement préféré des Français risque de changer, et d’être moins avantageux. Les détenteurs de contrat d’assurance vie ne savent plus quoi faire en attendant les élections. Toutefois, tout dépendra du candidat qui, d’après eux, gagnera l’élection.

Les élections présidentielles approchent, et les épargnants Français s’inquiètent de plus en plus de la fiscalité de l’assurance vie. Rappelons que nombres de candidats prévoient de changer le cadre fiscal de ce placement. Alors que si les Français sont autant attachés à l’assurance vie, c’est surtout pour sa fiscalité avantageuse.

Ainsi, les détenteurs de contrat d’assurance vie se demandent s’ils doivent profiter du régime actuel de taxation en alimentant leur contrat, ou s’ils doivent attendre les résultats de l’élection pour savoir ce qu’il faut faire. Il faut dire que le devenir du cadre fiscal de l’assurance vie dépendra du candidat que les Français éliront à la présidence. Voici notamment les candidats qui ont le plus de chance de remporter l’élection, et leurs projets sur la fiscalité de l’assurance vie.

Emmanuel Macron veut instaurer une « flat tax »

Emmanuel Macron prévoit d’apporter une réforme à la fiscalité de l’assurance vie.

En effet, le candidat d’En Marche veut instaurer une « flat tax » c’est-à-dire un impôt unique de 30% qui s’appliquerait sur tous les produits d’épargne, dont l’assurance vie.

Cependant, ce taux forfaitaire ne n’affecte que les nouveaux versements effectués sur des contrats dont l’encours dépasse le seuil de 150 000 euros à compter de la date d’entrée en vigueur des nouvelles dispositions.

En conséquence, pour les détenteurs de contrats qui ont déjà dépassé ce plafond et qui désirent rester dans la fiscalité actuelle au cas où ils procéderaient à un rachat, il est préférable d’alimenter leurs placements en effectuant des versements, et ce, dès maintenant, avant que l’élection se termine.

Et pour les contrats avec un encours de moins de 150 000 euros, ils n’ont rien à craindre car la « flat tax » ne les concernera pas. Ainsi, les versements opérés sur ces petits contrats avant ou après l’élection seront taxé dans le cadre fiscal actuel.

François Fillon ne prévoit aucune modification

Si la droite gagne l’élection, le mode de taxation actuel de l’assurance vie ne changera pas.

C’est ce que qu’indique en tout cas le candidat des Républicains François Fillon, en ne prévoyant aucune modification du cadre fiscal de l’assurance vie. Ce qui veut dire que les détenteurs de contrats d’assurance vie n’auront pas à s’inquiéter s’ils décident d’alimenter leur contrat maintenant ou après l’élection.

Marine Le Pen semble ne pas vouloir changer le cadre fiscal de l’assurance vie

En ce qui concerne l’assurance vie, il semble que Marine Le Pen ne prévoit également aucune réforme sur sa fiscalité.

En tout cas, la candidate du Front national à l’élection présidentielle n’a pas dit grand-chose à ce sujet. D’ailleurs, elle veut revenir sur la mesure de la loi Sapin II qui consiste à bloquer les rachats des fonds sur les contrats d’assurance vie en cas de risque de crise du système financier français.

En apparence, les détenteurs de contrats d’assurance vie n’auront donc rien à craindre sur la fiscalité de leur placement. Toutefois, un point est à considérer sur les projets de Marine Le Pen. La candidate propose d’abandonner l’euro.

Pourtant, selon une grande majorité d’économistes experts, il est fort probable que cela engendre des conséquences ravageuses sur l’économie française, en provoquant une remontée brutale et incontrôlée des taux et une rupture de la confiance du marché.

Il faut dire qu’il ne s’agit pas d’une bonne nouvelle pour l’assurance vie. Pour les détenteurs, cela se traduirait comme une orientation vers des supports plus rentables que l’assurance vie en euros. Du côté des assureurs, avec la hausse des taux, il s’agit pour eux de faire face à des moins-values pesantes sur leurs portefeuilles, et de ne pas pouvoir traiter convenablement les demandes de rachats.

Ainsi, pour ceux qui pensent élire Marine Le Pen à la présidence, il faudrait ralentir, voire remettre à plus tard les versements pour ne pas voir la somme assez importante bloquée sur son contrat.

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