mardi23mai
Une personne vérifiant les termes d'un contrat à l'aide d'une calculatrice et une loupe à la main

Les rémunérations des contrats d’assurance-vie ne cessent de baisser. Heureusement qu’il est possible d’y remédier. En effet, il existe plusieurs solutions pour faire face à la baisse du rendement des fonds en euros et pour valoriser les contrats. Il faut savoir faire les bons choix pour faire fructifier son capital.

La baisse de rendement est effective depuis maintenant plusieurs années. Cela risque de durer encore un certain temps. Ainsi, il est important de bien choisir son assurance vie parmi tous les contrats disponibles.

Il est même possible de gagner plus sans prendre des risques excessifs. Il est par exemple préférable de souscrire une formule multisupport, tout en gardant la possibilité de sécuriser une partie du capital. Il serait également intéressant d’opter pour une gestion sous mandat.

Elle consiste à laisser à un spécialiste le soin d’identifier les secteurs porteurs pour saisir des opportunités, de sélectionner les meilleurs contrats en unités de compte sur le marché, etc.

Les solutions pour anticiper le déclin des fonds en euros

Pour améliorer le rendement d’un contrat d’assurance-vie, il vaut mieux diversifier les placements. Il faut également profiter de la gestion déléguée et confier les actifs financiers à des gérants professionnels de la finance.

Pour valoriser son contrat d’assurance-vie, il est plus judicieux de ne pas souscrire une formule monosupport à capital garanti, dont le rendement est très limité.

Il est parfaitement possible d’épargner sur de nombreux supports d’investissement en unités de compte, tout en limitant les risques. Antoine Dadvisard, président du directoire de Matignon Finances, suggère que :

Vous pouvez sortir en partie du fonds en euros pour investir sur des supports financiers en unités de compte (UC) plus ou moins dynamiques. Le dosage dépend de votre degré d'aversion au risque. Rien ne vous empêche ensuite de sécuriser vos gains une ou deux fois par an en réduisant la part de vos UC, si vous estimez avoir atteint votre objectif en cours d'année.

Antoine Dadvisard.

En diversifiant un contrat d’assurance-vie, il faut savoir investir sur les bons supports, procéder aux arbitrages, etc. D’où la nécessité d’engager un professionnel pour mieux anticiper les évolutions des marchés financiers et en tirer le meilleur parti. Parmi les avantages de la gestion pilotée, on peut citer :

  • la limitation des risques
  • le gain de temps
  • l’accompagnement par des experts

Les avantages de l’assurance-vie à connaître

Malgré ses rendements en baisse, l’assurance-vie reste intéressante. Grâce à ses nombreux avantages, elle demeure en effet le placement privilégié des épargnants.

L’assurance-vie séduit de moins en moins à cause de ses rendements qui continuent de baisser. Toutefois, elle permet toujours de bénéficier de multiples avantages. Le plus connu est d’ordre fiscal, grâce notamment aux exonérations sur la transmission de patrimoine ou sur les plus-values.

Or, en souscrivant ce contrat, un épargnant peut aussi sécuriser son investissement et disposer de son épargne à tout moment. II peut également transmettre des capitaux et conserver la disponibilité de tout ou partie de l’épargne en cas de besoin.

Un contrat d’assurance-vie permet à un souscripteur de constituer une épargne à son rythme et de préparer le financement d’un projet. Il offre également d’innombrables possibilités d’utilisation. Ce sont les principaux avantages de ce placement financier. Hervé Tisserand, directeur général du site Altaprofits, estime que :

Ce n'est pas la somme d'argent à investir qui prime mais votre objectif, indépendamment de vos moyens. Vous pouvez avoir beaucoup d'argent et en avoir besoin à court terme, ou très peu de capacité d'épargne mais avec du temps devant vous. Trois principaux paramètres conditionnent votre allocation d'actifs : votre horizon de placement, votre appétence au risque – êtes-vous prêt à accepter de perdre de l'argent ? – et le rendement que vous attendez.

Hervé Tisserand.

À quel âge souscrire l’assurance ?

Il est préférable de commencer à épargner le plus tôt possible sur une assurance-vie. C’est un produit de placement sur le long terme. Afin d’obtenir un rendement optimal, un épargnant doit placer son argent au moins huit ans avant l’utilisation du capital. Cependant, l’assurance-vie après 70 ans peut aussi être intéressante fiscalement.

L’assurance-vie se construit sur le long terme. Ainsi, les avantages de commencer à épargner tôt sont nombreux. L’effort d’épargne est en effet moins important.

Il est également possible d’investir dans des actions, quel que soit le support choisi. De plus, le placement est plus rentable alors que le risque pris est moindre.

Néanmoins, l’assurance-vie après 70 ans n’est pas systématiquement inintéressante. Souvent, les épargnants choisissent de verser de l’argent sur leur compte avant cet âge afin d’exploiter l’abattement de 152 500 euros pour chaque bénéficiaire désigné, en cas de décès.

Une fois la barre des 70 ans franchie, la totalité des bénéficiaires ont par ailleurs le droit d’appliquer un abattement unique de 30 500 euros sur l’épargne investie sur l’assurance. Jérémy Aras, directeur du service financier à l'Institut du patrimoine, affirme que :

D’une situation à l'autre, il est difficile d'affirmer s'il vaut mieux piocher dans un contrat alimenté avant ou après 70 ans. C'est vraiment du cas par cas. Si la fiscalité est importante, des arbitrages s'imposent. Elle ne doit pas être l'unique critère des décisions d'épargne une fois à la retraite. Il faut calculer votre niveau de vie à la retraite et déterminer le capital nécessaire pour conserver un reste à vivre confortable.

Jérémy Aras.

Notons qu’il est recommandé de placer une petite somme d’argent sur un Livret d’épargne populaire (LEP) ou sur un livret A pour que le capital soit immédiatement mobilisable. Pour placer une somme importante, il est par contre conseillé d’investir dans des SCPI (sociétés civiles de placement immobilier) en direct. Jean-Olivier Ousset, dirigeant fondateur du Centre du patrimoine, explique que :

Lorsqu’il s’agit d’une grosse somme d’argent, le premier réflexe des Français est d’investir dans l'immobilier. Pourtant, ce n'est pas toujours un bon calcul : ce type de placement est peu liquide. La fiscalité des revenus fonciers est importante, sans oublier les différentes contraintes de gestion. En outre, si vos revenus sont de l'ordre du Smic, il est nécessaire d'avoir à votre disposition une épargne liquide pour faire face aux imprévus.

Jean-Olivier Ousset.

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