La PPB peut servir de rempart aux fonds en euros contre l’instabilité économique

PPB un rempart fond euros instabilité économique

L’assurance-vie en euros est un placement à long terme sans risque de perte de capital. Ce caractère lui vaut l’engouement des épargnants, mais les assureurs y trouvent également leur compte. En effet, si une partie seulement des bénéfices engendrés par an est reversée aux adhérents, une autre part peut encore être préservée pendant un certain délai en vue de soutenir la performance du support.

Si les répercussions de l’inflation sur le pouvoir d’achat des ménages semblent inévitables, ils le sont aussi sur leur épargne. Le fait est que non seulement le rendement net de certains placements se retrouveront quasi nul, mais le capital risquera aussi d’y passer. C’est bien le cas pour les supports en euros qui rapportent de moins en moins, d’autant plus que l’environnement actuel des taux bas ne joue pas forcément en leur faveur.

Une situation qui n’est toutefois pas insolvable, en tenant compte des réserves dont les assureurs vie disposent. Des bénéfices mis de côté afin de préserver ce placement des éventuels coups durs, comme ces rentabilités au rabais par exemple, ou un choc financier.

Et il faut avouer que cette provision n’a de cesse de s’accroître en cinq ans, même si des disparités sont quand même constatées auprès des pourvoyeurs d’assurances.

Une réserve de richesses nommée PPB

Pas moins de 85% des intérêts engendrés annuellement par les supports en euros sont partagés à leurs détenteurs en guise de participation aux bénéfices (PB). Si le versement devait se faire à chaque fin d’exercice, il est possible d’en garder une partie pendant un délai de huit ans, sous forme de réserves. À préciser que ce sont les assurés présents au moment de la distribution qui pourront en profiter.

Et l’on peut également dire que le niveau de cette PPB ou provision pour participation aux bénéfices, est quelque peu disparate, à en croire les constations de GVfm (Good Value for Money) lorsqu’il a mis une dizaine d’établissements d’assurances vie en observation. En effet, celles-ci oscillent entre 1,24% à 5,05% des encours. Toujours est-il que la moyenne du marché est en constante progression (3,58% à fin 2017 contre 3,06% l’année précédente). Elle a même plus que doublé en cinq ans (de 2,5 fois plus élevée).

La PPB détient un rôle de protecteur et de soutien

Si les pourvoyeurs d’assurances vies se sont afflués vers cette forme de prévoyance qu’est la PPB, c’est avant tout pour se servir de coussin d’amortissement aux éventuels chocs financiers, notamment en ce qui concerne les menaces sur la crise de la dette souveraine italienne. Le fait est que plusieurs compagnies disposent d’une grande proportion d’obligations italiennes dans leurs supports en euros (à noter que ceux-ci sont normalement composés à 80% de titres obligataires).

La PPB détient également un rôle de soutien étant donné que les assureurs peuvent piocher dans leurs réserves de richesses afin de maintenir, voire renforcer la performance de leur rendement surtout en cette longue période de taux bas. C’est même la raison pour laquelle le superviseur de banque et d’assurance, ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), les a conseillés de :

Constituer les provisions qui leur permettraient de faire face à leurs engagements, quelles que soient les circonstances et notamment dans les deux scénarios adverses les plus redoutés : une brutale remontée des taux d'intérêt ou la prolongation pour une durée très longue des taux bas.

Archives

Back to top