mercredi21février
Un professionnel à son bureau

Les compagnies d’assurances sont les premières à trouver leur compte dans la loi Sapin II. Certaines mesures de cette législation permettent effectivement des mouvements de retraits. D’autres démontent tout scénario relatif à une redistribution des provisions. Les épargnants sont surtout les grands perdants. Leur unique consolation réside dans le fait que les taux ne connaîtront guère une hausse brusque.

La vocation première de la loi Sapin II est certainement de protéger les épargnants. Certaines de ses mesures suscitent pourtant l’inquiétude. On note celle autorisant l’HCSF (Haut Conseil de stabilité financière) à mettre fin aux mouvements de retraits déclenchés par une conjoncture pénalisant les épargnants.

Une autre écarte totalement la possibilité de redistribution des provisions, par simple ajustement de la part de ce même organisme.

De leur côté, les compagnies d’assurance cherchent à protéger leurs intérêts, en toute situation. Elles réduisent leur niveau d’engagement vis-à-vis des supports en euros. Pour éviter la frustration de leur clientèle, elles leur proposent d’autres produits de placement.

Une hausse des taux plutôt progressive

En 2017, certaines mesures de la loi Sapin II ont créé une polémique. Parmi elles, figure l’article 49. Il permet à l’HCSF de bloquer temporairement les mouvements de retraits, pour cause d’augmentation brutale des taux d'intérêt. Un cas de figure qui pousserait effectivement de nombreux épargnants à solder leurssupports en euros, faute de rentabilité.

Heureusement pour les assureurs-vie, un tel scénario n’est pas encore d’actualité. Les experts parlent plutôt d’une hausse progressive des taux dans la zone euro.

Une autre disposition de la loi Sapin II a également fait souffler un vent d’inquiétude. Sur proposition du gouverneur de la Banque de France, elle confère au HCSF le droit d’ajuster les conditions de constitution et de reprise de la provision, afin de renforcer lesbénéfices. Traduction : la loi Sapin II permet aux compagnies d’assurances de consolider leurs réserves financières. Celles-ci devraient pourtant être redistribuées.

Désengagement bien affiché

Pour faire face à toute éventualité, les assureurs-vie aspirent à réviser en baisse leurs engagements sur les fonds en euros. Ils sont effectivement pris en étau entre la chute des taux, synonyme de l’évaporation de leurs placements sécuritaires, ainsi que le resserrement des exigences prudentielles de la norme Solvabilité 2.

Sur ce second point, il est de moins en moins évident pour les compagnies d’assurances de garantir un capital (ou une rente) au client qui en fait la demande. De plus, celui-ci est majoré des rendements accumulés, selon la durée de son contrat.

Visiblement, les assureurs-vie s’attèlent à un vrai exercice d’équilibriste. Tout en gardant le cap concernant les supports en euros, ils évitent de bousculer les assurés. Ces derniers se voient alors orientés vers les UC. De nouvelles formules de garanties en capital sont aussi à l’étude. Elles seront surtout modulables selon la durée du placement.

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