mardi16janvier
des tirelires entourées de billets euro

La promulgation de la loi de finances 2018 va apporter des changements non négligeables cette année, notamment sur la fiscalité de certains supports d’épargne et solutions patrimoniales. Des études sur la performance de quelques-uns de ces placements, par rapport à leur imposition, vont permettre aux épargnants d’effectuer un choix pertinent. Focus.

Les principales modifications apportées par le projet de loi de finances 2018 sont la mise en vigueur d’une taxe unique, nommée Flat tax, l’application de l’Impôt sur la fortune immobilière ou IFI, ainsi que la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG).

Ces réformes auront des répercussions – positives ou négatives – sur le rendement de certains placements, tels que les valeurs mobilières, l’immobilier, l’assurance-vie et l’investissement en actions.

Les épargnants auront, de ce fait, intérêt à jauger les solutions d’épargne ou de patrimoine afin de savoir lesquelles sont à privilégier par rapport aux autres, pour cette année 2018. Les points sur les revenus de ces placements.

Les placements à risques profitent du nouvel environnement fiscal

Dès le début de l’année 2018, la mise en place du prélèvement forfaitaire unique ou PFU à 30% fait profiter aux investisseurs dans des valeurs mobilières et dans le non-coté, surtout ceux dont le taux marginal d’imposition dépasse le seuil de 30%.

En effet, les risques liés à ces types de placement, tels que l’absence de liquidité et l’éventuelle perte de capital, sans parler de son importante imposition, ont auparavant démotivé les épargnants.

Ces supports d’investissement nécessitent une diversification au niveau des secteurs économiques afin d’amoindrir les risques, ainsi que le blocage des fonds pendant une moyenne ou longue durée. Actuellement, les placements suivants sont à privilégier :

  • Les Fonds d’Investissements Alternatifs, tels que le FIP, le FCPI et fonds de capital-investissement de type FCPR ;
  • Les fonds portés sur l’immobilier, comme les OPCI et les fonds de co-promotion immobilière.

À défaut de diversification, il est actuellement avantageux d’investir en direct dans des sociétés non cotées.

Par ailleurs, l’investissement en actions rapporte toujours davantage de gains malgré son risque de volatilité qui pourrait être apaisé par la durée du placement, de 5 ans au minimum.

D’autant plus que le marché européen est aujourd’hui aussi bénéfique que celui d’outre-Atlantique, grâce à la maîtrise de l’inflation, la liquidité des fonds et l’augmentation des rendements.

Il est d’ailleurs possible de placer son argent dans des produits structurés, tels qu’Autocall, au cas où l’investisseur est plus confiant avec les supports obligataires et les supports monétaires.

L’immobilier et l’assurance-vie restent avantageux

Si les valeurs mobilières vont profiter des réformes fiscales, le placement immobilier souffrira du surcoût de la CSG (contribution sociale généralisée) à 1,7 point et de l’IFI (impôt sur la fortune immobilière). Cependant, diverses solutions peuvent être entreprises afin de contourner les méfaits des nouveaux dispositifs fiscaux :

  • Opter pour la nue-propriété ou louer le bien en meublé, en tant que résidence ou en local professionnel. Dans ce cas, l’IFI et l’augmentation de la CSG n’auront aucun impact sur le rendement ;
  • Investir dans les SCPI ou en déficit foncier étant donné que ceux-ci permettent au contribuable de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu.

Parallèlement, l’appréhension des souscripteurs en assurance-vie sur l’effondrement du rendement de l’assurance, en 2018, ne peut être totalement fondée. Certes, les personnes ayant souscrit un contrat assurance vie de plus de 8 ans, qui effectuent un rachat sur des fonds valorisés à plus de 150 000 euros, vont être taxées à 12,8% au lieu de 7,5%.

Quoi qu’il en soit, plusieurs avantages fiscaux et successoraux sont toujours d’actualité et font profiter à la majorité des assurés, notamment l’exonération des capitaux en cas de décès du titulaire, l’absence de contrainte lors du choix des bénéficiaires, la non-imposition des modifications de supports d’investissement.

En outre, la durée du placement sera plus flexible grâce à la généralisation de la taxe à 30%. En effet, un retrait avant les 4 premières années était imposé à 50,5% auparavant. Enfin, contrairement à l’ISF, le montant du rachat ne sera pas déclaré dans l’IFI.

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