jeudi03mai

La Réserve fédérale américaine a opté pour le statu quo à l'issue de sa réunion de politique monétaire. Elle a choisi de reprendre son souffle dans son programme de resserrement monétaire tout en signalant une inflation proche de son objectif de 2%. Ce qui laisse la porte ouverte à un nouveau tour de vis dès la prochaine réunion de juin.

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L'inflation bien ciblée

C'est un fait, les prix sont bien repartis à la hausse aux États-Unis. L'indice PCE " core ", l'indicateur préféré de la Fed pour surveiller l'augmentation des prix, a affiché une progression annuelle de 1,9% en mars, là aussi au plus haut depuis février 2017. Soit tout près de la cible des 2%. La banque centrale dit dans son communiqué s'attendre désormais à ce que l'inflation annuelle s'établisse autour de l'objectif "symétrique" de 2% à moyen terme. Le terme " symétrique " n'est pas à prendre à la légère. La Fed dit à demi-mots qu'elle tolérera une inflation au-dessus de cette cible des 2%, tout en voulant ménager les marchés. Ces mêmes marchés qui sont bien obligés de reconnaître que la hausse graduelle des prix devrait faire partie du paysage pendant un bon bout de temps.

deux ou trois fois ?

Alors la Fed va-t-elle procéder à deux ou trois tours de vis supplémentaires en 2018 ? La décision sera conditionnée à l'évolution des salaires, des prix bien sûr et de la demande. Pour l'instant, la banque centrale américaine table sur deux relèvements de taux supplémentaires mais l'option d'une troisième hausse n'est plus à exclure. La réforme fiscale votée fin 2017 va relancer l'investissement des entreprises et les signaux notamment sur le front de l'emploi plaident pour un réveil de l'inflation. L'enquête ADP publiée hier, montre un rythme soutenu d'embauche, ce qui pourrait pousser les salaires à la hausse et donc les coûts.

la générosité d'apple

Les actionnaires d'Apple ne comptent pas pour des prunes. Bien au contraire. En marge de l'annonce de comptes supérieurs aux attentes et à des niveaux historiques, la marque à la pomme a annoncé une hausse de 16% de son dividende à 73 cents par action et surtout un programme de rachat d'actions de 100 milliards de dollars. Il s'agit de la plus grosse opération de rachat d'actions jamais réalisée par un groupe américain.

pourquoi un tel programme ?

L'immense générosité d'Apple s'explique en partie par la réforme fiscale votée en fin d'année dernière. Plutôt que de voir leur trésorerie placée à l'étranger taxée à 15,5%, les entreprises américaines préfèrent soigner leurs actionnaires avec ce type d'opérations. Sur l'année en cours, les entreprises du S&P 500 pourraient ainsi racheter pour plus de 800 milliards de dollars d'actions, selon JP Morgan. Soit l'équivalent de la capitalisation de la Bourse de Milan.

chute sans filtre

Grosse déception sur Snap ! Alors qu'Apple brille en Bourse après des comptes époustouflants, le titre du réseau social a perdu plus de 20% après la publication de résultats trimestriels inférieurs aux attentes et d'un nombre d'utilisateurs en baisse. La nouvelle version de l'application n'a pas rencontré le succès escompté... Et pour la suite de l'histoire de Snap, ce n'est guère enthousiasmant. Les perspectives ne sont pas non plus au beau fixe et sèment le doute sur la viabilité économique du modèle de l'application.

du côté des marchés

Wall Street termine en baisse après la réunion de la Fed et malgré la grande forme d'Apple. Les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis refont surface alors que des informations de presse laissaient entendre que Washington plancherait sur un décret limitant les activités des équipementiers télécoms sur le sol américain. Le Dow Jones signe une quatrième séance consécutive dans le rouge avec un repli de 0,72% à 23.924 points, le S&P 500 cède également 0,72% à 2.635 points, tandis que le Nasdaq redonne de son côté 0,42% à 7.100 points. L'euro continue de s'affaiblir face au dollar, sous les 1,20 dollar tandis que le Brent et le WTI reprennent quelques fractions, à 73,27 dollars et 67,91 dollars.

exit " l'exit tax "

Adieu l' " exit tax " ? Emmanuel Macron en tout cas y est favorable. Le président français a choisi le magazine Forbes pour annoncer la suppression de ce prélèvement mis en en place en 2011 et destiné à dissuader les chefs d'entreprise français à partir vers des cieux fiscaux plus cléments.

60 %

C'est l'objectif de réduction de la dette publique allemande, dès 2019. À comparer avec, par exemple (pris totalement au hasard), les 97 % de la France. Un tel résultat fait bien sûr des jaloux dans le monde, mais aussi quelques mécontents outre-Rhin : au sein du CSU, qui a accepté l'alliance avec le CDU d'Angela Merkel et récupéré le ministère des Finances, on se plaint du manque d'investissements dans le Budget 2018-2022. Trop économe, l'Allemagne ?

qui veut la peau de theresa may ?

À la veille d'élections locales qui pourraient affaiblir le gouvernement, la pression s'accentue encore sur les épaules de Theresa May. Une soixantaine de députés pro-Brexit, de son propre camp, ont menacé de la lâcher si elle s'entêtait à pousser la solution d'un " partenariat douanier" que préconise May, dans lequel le Royaume-Uni prélèverait les droits de douane de l'UE. Un partenariat qui, selon les députés, réduirait la marge de manoeuvre de Londres pour négocier des accords avec des pays tiers. Ils préconisent un " arrangement douanier simplifié " avec des contrôles douaniers limités. Pendant ce temps, Bruxelles a indiqué qu'elle rejetait de toute façon les deux propositions...

le ttso de la semaine

" Géographie du danger ". Comme chaque année, le Stockholm International Peace Research Institute publie son rapport sur les dépenses mondiales d'armement (1 700Mds$, en stabilisation après 15 ans de hausse). Les US restent n°1 avec 610Md$, 3x plus que le second plus gros budget (la Chine, 228Mds), et 10x plus que la Russie (66Md$, 4e position). En 3e position la fort recommandable Arabie saoudite (69Mds$) qui du coup entraîne un réarmement généralisé du Moyen-Orient (Iran : +19%, Irak : +22%). Nice. Et la France dans tout ça ? Elle perd sa 5e position traditionnelle au profit de l'Inde toujours inquiète du voisinage nucléaire du Pakistan. Que du bon.
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votre argent du jour

Vous recherchez un placement dont l'objectif est d'offrir une performance régulière, partiellement décorrélée des indices boursiers, et donc moins risqué que les actions? Pensez aux fonds dits "patrimoniaux" ou "diversifiés" qui investissent dans divers actifs (actions, obligations, monétaires, produits dérivés,...) pour tenter de capturer une partie du potentiel de hausse de ces classes d'actifs en limitant le risque. MonFinancier a réalisé ce mois-ci un palmarès des meilleurs fonds patrimoniaux basé sur plusieurs critères comme la performance, le risque, les frais ou encore la renommée de la société de gestion. Découvrez le palmarès des fonds patrimoniaux de MonFinancier

du côté des grèves

Un mois après le début du mouvement, la mobilisation faiblit. Les usagers s'habituent au rythme des grèves et s'organisent, le gouvernement ne cède rien, et les fiches de paie des cheminots fondent d'autant que la SNCF applique un calcul plus restrictif des journées de grève. La méthode de la grève marathon commence à montrer ses limites.

sabrina sadgui responsable bourse monfinancier.com

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