mercredi17octobre
Assurance vie optimiser économie

L’assurance-vie figure parmi l’un des produits d’épargne adulés par les Français, du moment qu’il ne s’agit pas d’un placement à risque. Le gouvernement en est conscient et voit en ce support, un levier qui permettrait de financer l’économie nationale. Mais pour y parvenir, il doit avant tout régler certaines entraves qui pourraient mettre à l’échec son projet.

Dans le cadre de la Loi Pacte, l’exécutif a choisi de se concentrer un peu plus sur l’assurance-vie qui devrait faire l’objet d’un amendement. En procédant ainsi, son objectif principal est d’inciter les épargnants à miser un peu plus sur ce type de placement, notamment en ce qui concerne les contrats à risque comme les actions sans garantie en capital ou encore les fonds d’investissement.

Seulement, les Français sont bien réputés pour être de nature prudente, d’autant plus qu’ils devraient également faire face à différents obstacles. Une situation que le gouvernement se doit de régler s’il veut arriver à ses fins.

Une source de financement

Pour l’État, l’assurance-vie est une source de financement incontestable. La raison est simple, les Français éprouvent un véritable penchant pour ce produit d’épargne. À lui tout seul, il représente un encours élevé à 1 700 milliards d’euros. Un montant qui pourrait booster l’activité économique du pays s’il est investi majoritairement dans des supports en unités de compte.

Mais il se trouve que ce n’est pas encore le cas, puisque seuls 20% des fonds y sont placés. Tout cela parce que ces contrats sont jugés trop risqués par la majorité du fait qu’ils ne sont pas garantis en capital. Voilà un sérieux obstacle pour les autorités publiques qui ne rêvent que d’orienter les épargnants vers ces types de placement.

De plus, il leur faudra également faire face aux problèmes liés aux facturations relativement vaseuses. D’après une plateforme de courtage, à part le coût de gestion du compte qui avoisine en moyenne 0,9%, le client doit également supporter des frais supplémentaires élevés à 2,1% dont la provenance est plutôt inexplicable. À cet expert de préciser :

Ces frais se révèlent dans la pratique bien plus élevés que les frais de gestion sur encours en UC prélevés de manière beaucoup plus « perceptible » par l’assureur vie.

La loi Pacte pour changer la donne

En misant sur les réformes de la loi Pacte, le gouvernement cherche à changer la donne afin d’encourager les épargnants à placer dans des supports à risque. S’il y parvient, il fera d’une pierre, deux coups si l’on se réfère aux paroles du ministre de l’Économie :

Permettre aux Français de mieux préparer leur retraite, mais aussi de mieux financer l’économie.

Dans les détails, cet amendement vise principalement les frais liés aux assurances vie ciblées telles que les actions sans garantie en capital ou les fonds d’investissement en y apportant plus de clarté. Une mesure qui viendra renforcer celle imposée par la DDA selon un spécialiste en courtage :

Cette transparence est déjà prévue par la directive européenne sur la distribution d’assurance (DDA) qui entre en vigueur le premier octobre.

Ainsi, une obligation contraindra les assureurs à divulguer annuellement des informations précises concernant les :

  • Frais prélevés au titre des unités de comptes
  • Les rétrocessions de commission éventuellement touchées par l’assureur.

Grâce à ces renseignements, les épargnants pourront suivre de près les différents coûts liés à leur contrat. Ils auront également la chance de faire jouer la concurrence en choisissant les services les moins onéreux. Mais là encore, ces derniers devront se résoudre à perdre les avantages fiscaux et également l’antériorité du contrat dans le cas ou sa détention dépasse 8 ans.

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