jeudi25octobre
Français plus hardis en terme de placement

Les Français sont réputés être des épargnants fervents, mais qui préfèrent par-dessus tout la sécurité au rendement. La tendance a quelque peu changé depuis l’année dernière, où les fonds placés dans les supports à risques deviennent plus volumineux. Ainsi, les unités de compte commencent à avoir la cote dans les contrats vies.

En constante évolution depuis 2011, la part d’investissement dans les unités de compte (UC) en termes d’assurance-vie n’était pour autant jamais allée au-delà des 20%. C’est la preuve irréfutable de l’attachement des épargnants français aux placements sécurisés en dépit de leur rémunération bien moins conséquente.

En effet, la majorité des souscripteurs ont toujours privilégié les fonds en euros bien que le contrat monosupport a affiché un irrémédiable déclin depuis près d’une décennie.

Durant ces deux dernières années, les investisseurs semblent avoir pris goût aux risques. La Fédération des assureurs a révélé que la proportion des encours sur les supports en UC se retrouve à 22%.

Les contrats monosupports cèdent leur place aux multisupports

Ces dix dernières années ont été le théâtre de la dégringolade du contrat d’assurance-vie monosupport. Si ce type de placement, promu généralement par les organismes mutualistes, a longtemps gardé la première place dans le cœur des épargnants, le vent a apparemment tourné.

En effet, les assurés se tournent davantage vers les multisupports qui sont composés d’un ou plusieurs fonds en euros (quelquefois accompagnés d’un fonds eurocroissance) ainsi que des unités de comptes.

D’après les données communiquées par la Fédération française de l’assurance (FFA), la proportion des fonds attribués au monosupport en euros n’a cessé de baisser depuis 2006 où elle s’élevait à 50%. Elle était arrivée à 28% en fin 2017, en passant par 41% en 2009, 36% trois ans après puis 31% en 2015. Aujourd’hui, quelques assureurs-vie seulement le proposent à leur clientèle.

Le fait est que les compagnies d’assurances ont depuis longtemps essayé de convaincre leurs clients à opter pour les UC dont les fonds propres coûtent moins cher que les supports en euros. Elles ont, entre autres, proposé aux contractants de profiter :

  • D’une gestion pilotée ;
  • De « bonus de rendement » sur leurs placements sécurisés à condition d’investir dans des UC ;
  • D’une remise sur leurs frais de versement.

Les détenteurs d’assurance-vie sont de plus en plus friands de risque

En dépit des nombreuses argumentations de leur assureur, les Français ont dû mal à exposer leur argent à d'éventuels risques. Cet attachement aux garanties du capital se reflète par la part des fonds investis en UC qui ne progresse que de 1% chaque année depuis 2011, où elle était à 15%, pour arriver à 19% fin 2016.

Quoi qu’il en soit, la faible rentabilité des fonds en euros a eu raison de leur réticence. Avec un taux moyen de 1,8% (net de frais de gestion) l’année dernière, elle n’a, en fait, de cesse d’afficher une tendance baissière. De leur côté, les assurances vies en unités de comptes offrent des rémunérations bien plus supérieures sur le long terme malgré les risques de perte financière qu’elles encourent.

2017 a, de ce fait, marqué le début du succès de ce support d’investissement. Les données statistiques de la FFA le prouvent d'ailleurs, car les encours des contrats vies sont représentés à 22% par les UC. Les cotisations allouées à ces derniers remontent à 27,4 milliards d’euros entre janvier et août 2018, soit 2,2 milliards de plus de l’année dernière, sur la même période.

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