Le repli des rendements des fonds en euros n’est pas une fatalité

Repli rendements fonds euros pas fatale

Depuis quelque temps, les supports classiques en euros des contrats vie rapportent de moins en moins. À 1,8% net de frais de gestion en 2017, leur rémunération moyenne est retombée à 1,6% l’année suivante. Les investisseurs n’ont toutefois pas à s’en faire, car certains de ces fonds garantis génèrent davantage de profits. En outre, il existe des astuces pouvant booster la performance du placement.

D’après la FFA (Fédération française de l’assurance), la moyenne des rendements des fonds en euros en assurance-vie s’élevait à 1,6% en 2018. Il s’agit pour le moment d’une estimation provisoire découlant des premières performances communiquées par quelques assureurs, et il faut encore patienter pendant plusieurs mois avant de connaître les résultats effectifs. Sauf que l’on peut déjà conclure à une tendance toujours baissière.

Toujours est-il que l’application des taux bas n’est pas unanime. Certaines compagnies, dont les associations d’épargnants et les mutuelles se montrent plus généreuses que d’autres. Ainsi, les intérêts peuvent remonter jusqu’à 2,5%. Le hic c’est que ce type de placement est soumis à l’impôt, ce qui nuit davantage à son rendement, en plus de l’inflation. Se pencher sur des leviers d’optimisation des profits est alors de mise.

Les rémunérations des assureurs-vie en quelques chiffres

Les premières publications des rendements des contrats vie affichent, dans l’ensemble, une régression. Un léger recul certes, car la plupart enregistrent 0,10 à 0,15 point de différence en comparaison des rémunérations de 2017. Cette tendance baissière s’explique par la faible rentabilité des obligations d’État dont les fonds en euros sont essentiellement constitués. Ce qui n’a pas permis aux assureurs de garder leur promesse envers leurs adhérents.

Quelques établissements ont toutefois réussi à conserver le même taux, notamment les mutualistes. Le Groupe Covéa, par exemple, avec 2,1% pour la GMF, 1,85% pour plusieurs contrats de la Maaf et 1,51% pour MMA. Le Conservateur aussi propose une rémunération inchangée à 2,7% ainsi que la France Mutualiste. Le seul à avoir majoré sa rémunération annuelle est la Macif, son monosupport Actiplus offrant 1,9% tandis que ses multisupports génèrent 2,1%.

Les associations se montrent également généreuses en offrant des taux attrayants à leurs clients. En tête de liste figure Gaipare, un partenaire du leader européen Allianz, qui octroie 2,5% d’intérêt pour ses supports classiques et Asac Fapès qui accorde 2,58% de profits pour son Épargne Retraite.

Les contrats en euros d’Afer, quant à eux, rapportent 2,25%. À noter que ces deux derniers ont décidé de reverser à leur clientèle, en toute intégralité, les bénéfices mis de côté alors que d’autres emplissent davantage leurs coussins de sécurité.

L’assurance-vie est classée parmi les meilleurs placements de 2018

En dépit de sa baisse constante, le rendement moyen des assurances vies demeure le plus élevé, hormis celui de l’immobilier. Il faut toutefois prendre en considération la fiscalité qui nuit inévitablement à sa performance. En effet, les taux avancés par les compagnies sont seulement nets des frais internes. Encore faut-il alors réduire les 17,2% de contributions sociales. Ce qui fait que la rémunération de 1,6% se retrouve à 1,32% une fois nette des prélèvements sociaux.

L’inflation s’ajoute aussi à l’échiquier depuis 2018, en s’élevant à 1,8% (d’après l’Insee) alors qu’elle était quasiment nulle il y a deux ou trois ans. Ainsi, le rendement réel de l’assurance-vie descend sous la barre de 0 (-0,48%) si l’on tient compte de la hausse des prix à la consommation.

La première solution serait alors de comparer les contrats existant sur le marché pour trouver les plus performants. Pour cela, Le Revenu pourrait être d’une grande aide étant donné qu’il récompense les « bons élèves » du secteur.

La seconde option serait d’opter pour d’autres supports plus rentables, tels que :

  • Les fonds bonifiés, appelés également eurodynamiques. Une certaine vigilance est, dans ce cas, requise au moment de la lecture des conditions ;
  • L’immobilier d’entreprise. Le contrat Sérénipierre de Primonial, par exemple, rapportait toujours plus de 3% (3,4% en 2017 puis 3,2% en 2018).

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