mardi16juillet
Sécurité et liquidité placement

La part des livrets réglementés était estimée, l’an dernier, à un peu plus du huitième de l’encours global du patrimoine financier des Français. Preuve que l’épargne sécurisée a la cote en France. Cette tendance semble d’ailleurs avoir pris de l’ampleur malgré le rehaussement du pouvoir d’achat. De fait, friands de liquidité, les épargnants préfèrent tourner le dos à la potentielle rentabilité des placements à risque.

Épargnant par mesure de précaution, les ménages français affectionnent en grande majorité les placements liquides et à capital garanti. À l’heure actuelle où le soutien de la croissance économique nationale est à l’ordre du jour, ces types de solutions d’épargne subissent un effritement tangible au niveau de leur rémunération.

Ce principe aurait dû rediriger les économies des ménages vers les produits plus risqués, mais plus rémunérateurs, qui constituent un levier pour l’économie. Mais cela n’a pas pour autant modifié l’habitude d’épargne des concernés.

À l’instar des livrets réglementés, les dépôts à vue sont actuellement très plébiscités. De son côté, le support sécurisé de l’assurance-vie est tout aussi estimé. Ce qui démontre une influence tout aussi marquante des avantages fiscaux dans le choix de placement des ménages.

La sécurité des fonds, un critère dominant

Les événements survenant au dernier trimestre de l’année dernière ont renforcé le caractère déjà bien circonspect des Français. Ce qui les a poussés à mettre davantage d’argent de côté afin d’anticiper d’éventuels coups durs. Ainsi, selon les données de l’Insee, le taux d’épargne des ménages a connu une importante recrudescence, pour s’établir à plus de 14% des revenus disponibles bruts au 31 décembre 2018.

Un niveau qui n’est pas encore près de régresser en 2019, et ce, en dépit des diverses améliorations enregistrées en début d’année destinées à booster le moral de la masse, notamment, la reprise du marché de travail et l’optimisation de la capacité d’achat des ménages. De fait, l’épargne prime la consommation.

Cette appétence pour la thésaurisation se caractérise d’ailleurs par le choix des placements sécurisés. À titre d’exemple, si la fiscalité assurance vie lui vaut l’intérêt des épargnants de par ses avantages, accaparant alors 38% du patrimoine financier au cours des deux années précédentes, à raison d’une collecte nette de 22 milliards d’euros à fin 2018, son support en euros à capital garanti en détenait les 31%.

Or, il va sans dire que les assureurs s’activent ces derniers temps dans la promotion de leurs produits à risque, les unités de comptes (7%). Mais les caprices des marchés financiers ont eu raison de la confiance des épargnants sur les investissements en actions.

Les placements liquides sont toujours priorisés

Bon nombre de Français économisent par précaution. Cet objectif se reflète sur le choix de leur épargne. En effet, les sommes placées sur des livrets et les dépôts bancaires représentent 31% du patrimoine financier global. Les livrets réglementés, tels que le livret A, le LDDS (livret de développement durable et solidaire) et le PEL (plan d’épargne logement) prédominent d’ailleurs avec un ratio de 15% à la fin de l’année dernière.

À en croire les chiffres de la Banque de France, le montant s’élevait à plus de 750 milliards d’euros, soit une majoration de 2,5% par rapport à 2017. Ce qui semble contradictoire étant donné leur faible rémunération (0,75% pour le livret le plus courant de la France) qui est encore rognée par l’inflation.

Le fait est que faire fructifier les fonds n’est pas toujours la priorité des épargnants. En revanche, ces derniers font de la liquidité des placements un critère des plus décisif. D’après Delphine Moreau, de la Direction des statistiques monétaires et financières à la Banque de France :

« Le gros avantage de l'épargne réglementée, c'est la liquidité ».

Delphine Moreau

Joignant leur préférence à leur acte, bon nombre d’épargnants préfèrent laisser dormir une partie de leurs revenus sur leur compte courant même si le placement n’est pas rémunéré. Les dépôts à vue et les espèces détenues par les Français sont estimés à 38 milliards d’euros, soit 11,2% de l’encours total des placements existants sur le marché.

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