De nombreux frais sont à considérer afin d’évaluer la performance effective des unités de compte

Frais à considérer pour performance  unite de compte

Investis dans des dettes d’États qui rapportent de moins en moins aux gestionnaires d’actifs, les fonds en euros ont vu ces dernières années leurs performances s’amoindrir. Pour dynamiser leur placement, les détenteurs d’assurance-vie ont commencé à se tourner vers les unités de compte. Mais si ces dernières se révèlent être une solution miracle pour gagner davantage de profits, les coûts d’investissement qui les accompagnent ne sont pas à négliger.

Alors que l’action d’épargner vise en général à mettre de côté de l’argent pour disposer de ressources en cas de coup dur, s’attendre à la fructification des fonds n’est pas pour autant exclu.

Toujours est-il que le monde semble avoir tourné à l’envers ces derniers temps, car avec le contexte des taux bas, les rémunérations de certains placements se retrouvent au-dessous de zéro une fois l’inflation et les divers frais et impositions déduits.

La plupart des contrats vie en euros en sont de parfaits exemples si bien que les Français sont prêts à explorer de nouvelles options plus rémunératrices, quitte à ajouter quelques doses de risques à leur placement. C’est là que les Unités de compte (UC) entrent en scène avec, toutefois, plusieurs frais à prendre en compte qui varient selon le mode de gestion choisi.

Deux catégories de frais

Si en diversifiant son placement avec des UC, un détenteur de contrat assurance vie espère optimiser ses profits, il ne doit pas oublier l’existence des coûts d’investissement. En effet, les frais facturés par son assureur ou son gestionnaire d’actifs pèsent inévitablement sur le rendement généré. Et ils peuvent même grignoter jusqu’à la moitié des gains.

Afin de trouver une justification à ces charges expansives, il faut primordialement reconnaître que les UC requièrent une immobilisation des fonds sur une longue durée pour assurer leur rentabilité.

Or, ce délai étendu engrange plus de frais. L’identification de ces derniers est également très importante. En faisant le point sur le sujet, le site Good Value for Money a catalogué les diverses tarifications en deux groupes :

  • Celles afférentes à l’enveloppe même, dont le coût de gestion du contrat qui est déduit à chaque fin d’exercice du nombre d’UC détenues par l’investisseur ;
  • Celles dédiées aux contenus, c’est-à-dire les frais de gestion des supports financiers qui sont soustraits à la valeur de la part.

Des estimations dépendantes de plusieurs paramètres

L’analyse réalisée par GVfM a permis de constater une quasi-stabilité des frais de gestion des placements en UC cette année, en comparaison avec ceux de l’an dernier. Le site n’a, en effet, révélé qu’une imperceptible régression de 6 à 10 points de base en moyenne. À savoir, plusieurs points sont aussi à prendre en considération lors du calcul des coûts, notamment les frais courants, les frais de transaction ainsi que les commissions de surperformance.

Ainsi, si la gestion active des supports en actions français a pu rapporter jusqu’à 5,57% de rendement annuel moyen entre 2010 et 2018, elle génère des charges à hauteur de 2,96%. À GVfM de préciser que :

« Il faut donc que le gérant du support dans lequel le client a investi génère une performance d’au moins 3% sur l’exercice pour que l’épargnant préserve son capital (brut d’inflation) ».

À noter que les coûts oscillent entre 2,2% et 3,3% par an étant donné qu’ils varient selon le type de support choisi et le mode de gestion. Ainsi :

  • Les supports en actions coûtent annuellement 2,06% ;
  • Les supports obligataires 1,23% ;
  • La gestion flexible 2,32% ;
  • La gestion profilée 2% ;
  • La gestion passive 0,35%.

Si la facture de ce dernier procédé est la moins garnie, c’est parce que le gestionnaire est moins sollicité en raison de l’automatisme de la gestion des fonds indiciels ou « trackers ». Le fait est que celle-ci est axée très fidèlement à l’évolution d’un indice boursier. Et il se trouve que l’écart de rendement est très mince entre les deux régimes contradictoires, puisque la gestion passive génère 5,34% de profits pour des coûts d’investissement totaux de 1,25% (les frais de contrat à 0,9% inclus).

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