Les détenteurs de contrats vie sont partants pour faire évoluer les choses

Détenteurs contrats vie évoluer

Les besoins des consommateurs évoluent en même temps que les avancées technologiques. Il en est de même pour les épargnants, notamment ceux qui disposent d’une assurance-vie, qui souhaitent davantage bénéficier d’un service innovant, mais à moindre coût. Ce qui ne change pas pour eux, c’est leur attrait pour ce type de placement qui au contraire se renforce.

L’assurance-vie se trouve incontestablement parmi les produits d’épargne les plus chouchoutés en France. L’accroissement du nombre de ses détenteurs en est la preuve ainsi que la hausse notable des fonds qui y sont déposés. Sans oublier les sondés qui, au cours d’une récente enquête de l’Ifop, ont projeté d’y souscrire.

Et ce dynamisme n’est pas sans s’accompagner de changements, notamment au niveau des préférences. En effet, les nouveaux souscripteurs sont de plus en plus nombreux à opter pour les canaux digitaux. La gestion du placement via une société spécialisée est également devenue incontournable pour les investissements à risque qui intéressent autant que les supports en euros à capital garanti.

Des contrats plus nombreux, des placements plus volumineux

L’assurance-vie attire par ses nombreux atouts, notamment ses avantages fiscaux qui se renforcent à mesure que la durée du placement s’étend. Le produit est également à même d’offrir de la sécurité aux investisseurs frileux à l’égard du risque. C’est la raison pour laquelle près d’une personne sur deux, 49% plus exactement, dispose d’un contrat vie en France alors que le taux de détention était moins élevé il y a trois ans, à 45%.

Les fonds euros séduisent plus particulièrement en raison de sa garantie sur le capital investi. Ainsi, près de six assurés sur dix (59%) déclarent être satisfaits de leur choix (contre 57% en 2017) en dépit de la faible rentabilité du placement.

Cette appétence pour les supports sécurisés n’affecte pas pour autant l’affluence des unités de compte (UC) qui a également enregistré une hausse de 5 points sur leur part de marché, à raison de 31% contre les 24% enregistrés il y a deux ans. Ce qui est quelque peu contradictoire si l’on considère les répercussions de l’instabilité boursière sur les performances de 2018.

Force est également de constater que le dynamisme de l’assurance-vie ne se manifeste pas seulement par le nombre de souscriptions en hausse, mais aussi à travers le volume de placement. En effet, la collecte de janvier à avril 2019, estimée à 11,2 milliards d’euros a enregistré un nouveau pic. À savoir, elle se trouvait à 3,1 milliards plus bas l’an dernier, sur la même période.

Les services innovants sont les bienvenus

Si le marché de l’assurance-vie affiche autant de dynamisme, l’affluence des canaux digitaux n’y est pas étrangers. De fait, la part de marché des assureurs numériques s’est même décuplée à l’espace de deux ans pour accaparer les 10% des nouvelles souscriptions. Une tendance que le président de la plateforme Assurancevie, Édouard Michot, a confirmée dans ces propos :

« La croissance de notre activité confirme cette tendance avec un doublement du nombre de nouveaux clients entre 2017 et 2019 ».

Édouard Michot

À noter que d’autres individus (17% des enquêtés) prévoient aussi de rejoindre les rangs, d’après les résultats d’un sondage Ifop alors que le taux des sondés à vouloir souscrire un contrat est de 18%. Toujours est-il que les banques continuent à détenir une part prédominante du marché (63%) malgré un recul de 4 points. Avec des ratios respectifs de 19% et 12%, les mutuelles et les agents généraux s’accrochent également à leur position.

Et toujours dans le cadre de l’évolution des services, le recours à l’expertise d’une société de gestion pour mieux gérer son placement en UC est aujourd’hui très en vogue. Plus de six investisseurs sur dix (63%) se penchent pour cette solution. Et il faut dire que la gestion mandatée est de plus en plus choisie (15% contre 15% en 2017) par rapport à l’administration conseillée (47% contre 54%). À Édouard Michot d’expliquer cet engouement :

« Cela renforce l'idée que les formules de gestion pilotée répondent aux attentes des épargnants. Ils sont en demande d'un accompagnement humain afin d'investir en toute confiance, grâce à des solutions lisibles et compétitives ».

Édouard Michot

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