lundi20mai
Investissement unité de compte frais à maîtriser

La diversification est un moyen efficace pour dynamiser son contrat vie et ainsi espérer un rendement plus intéressant. C’est tout l’avantage des unités de compte quoique ce type de support financier ne puisse pas forcément répondre aux attentes des épargnants. Le fait est qu’il s’accompagne de nombreux frais qui rognent les profits qu’on espère percevoir.

Un détenteur d’assurance-vie a le choix entre deux enveloppes : les fonds garantis en euros et les unités de compte (UC). Si ces dernières requièrent une certaine dose de risques, mais offrent en contrepartie des perspectives de performances plus élevées que les premiers, elles comportent aussi des coûts qui peuvent être pesants pour l’investisseur.

Si certains frais sont négociables dans le cas d’un contrat premium et d’autres ont été rendus négligeables par les assureurs en ligne, les contractants se doivent quand même de rester vigilants face à d’éventuels abus du distributeur. Les charges afférentes à la gestion sous mandat, en l’occurrence, qui manquent quelque peu de transparence alors qu’elles peuvent être excessives.

Des millefeuilles de frais

En souscrivant une assurance vie en UC, un investisseur doit connaître sur le bout des doigts les coûts afférents à leur placement. En effet, il existe différents types de frais qu’il faut prendre en compte afin d’éviter les mauvaises surprises étant donné que le poids de ceux-ci peut varier selon les actifs choisis pour investir les fonds.

Les frais de gestion, prélevés annuellement sur l’épargne, sont à vérifier primordialement. S’ils peuvent s’élever jusqu’à 1%, ils sont néanmoins négociables. Il faut cependant disposer d’une mise plus volumineuse (un million d’euros) pour mieux espérer avoir gain de cause. S’ajoutant à cela :

  • Les frais de dépôt pouvant s’estimer à 1 ou 2% ;
  • Les frais sur les arbitrages, en cas de cession d’un support pour acquérir un autre, et ce, au sein d’un même contrat ;
  • Les frais de mandats en cas de besoin d’une gestion pilotée.

Sur ces deux derniers points, l’intervention d’un expert dans le domaine est jugée nécessaire afin d’adopter efficacement l’investissement avec le profil de risque du contractant.

Quelques opacités qui méritent d’être clarifiées

L’avènement du digital dans l’univers de la finance et de l’assurance a apporté des bienfaits inimaginables, ne serait-ce que de considérer les impacts de la concurrence plus intensifiée sur la tarification des offres. En effet, certains services ne sont pas facturés par les opérateurs en ligne.

Une vigilance est toutefois de mise, car bon nombre de propositions demeurent floues au niveau de leurs coûts. À Sébastien d'Ornano, président de la fintech Yomoni, spécialiste dans l’assurance-vie 100% digitale, d’expliquer :

Par exemple, certains contrats prévoient des frais complémentaires pour offrir une garantie plancher. En cas de décès ou invalidité, cela garantit une valeur minimale au contrat, même en cas de moins-values importantes. Cette option est rarement choisie : attention à vérifier qu'elle n'est pas proposée par défaut.

Sébastien d'Ornano

Les frais découlant des offres de gestion pilotée demeurent également quelque peu opaques alors qu’ils peuvent dépasser les 2%. D’après le chargé du développement commercial de Binck, Mathieu Ramadier :

Il y a une absence totale de transparence sur les frais des mandats. Certains intermédiaires proposent des mandats comme étant gratuits, mais le mandat est confié à une société de gestion qui va utiliser ses propres fonds.

Mathieu Ramadier

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