vendredi10mai
La côte pour placements financiers

Il n’est pas toujours facile de fixer son choix en matière de placement financier quand les supports à capital garanti peinent à couvrir l’inflation et les marchés boursiers font des siennes. Interrogés par le Cercle de l’épargne dans le cadre de son dernier baromètre, trois Français sur dix estiment qu’aucun produit n’est rentable. L’assurance-vie et le livret A continuent toutefois à avoir la côte.

En avril dernier est paru le baromètre du Cercle de l’épargne intitulé « Les Français, l’épargne et la retraite » découlant d’un sondage réalisé début février auprès de quelques milliers d’individus. Il a été observé que les ménages continuent de renforcer leur bas de laine, privilégiant notamment les contrats d’assurance-vie et les livrets A, deux produits qui détiennent déjà les meilleures parts du marché de l’épargne.

Ces affluences semblent quelque peu contradictoires si l’on tient compte des taux de rendement de ces placements qui n’ont de cesse de s’effriter. Mais le fait est que la sécurité prime la rentabilité chez les épargnants français. Et si nombre d’entre eux sont conscients de l’infructuosité de tous les supports financiers, beaucoup continuent d’économiser par pure précaution.

Des succès qui n’ont rien de surprenant

Les résultats de l’étude « Les Français, l’épargne et la retraite » publiés le 16 avril 2019 ont révélé que les placements favoris des Français détiennent toujours une place prépondérante dans leur cœur. De fait, près de six personnes sur dix (58%) ont jugé l’assurance-vie financièrement intéressante lors du sondage. Le taux remonte même à 71% chez les sondés détenant un produit d’épargne. Des pourcentages en nette progression en comparaison avec ceux de 2018 (de 7 et 9 points).

Le livret A demeure tout aussi populaire, avec un niveau d’intérêt estimé à 26% qui est 2 points plus élevés par rapport à celui de l’année dernière (9 points de plus qu’il y a quatre ans). Un engouement que le fondateur du Cercle de l’épargne, Philippe Crevel, de prévisible. Selon ses explications :

« Ces résultats ne sont pas si surprenants. Le premier motif d’économies est en effet l’épargne de précaution. Quand l’avenir présente des incertitudes, ce qui est le cas depuis plusieurs mois (crise des gilets jaunes, incertitudes sur la situation économique mondiale, Brexit, tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine), on épargne plus et on se dirige surtout vers les produits qu’on connaît bien ».

Philippe Crevel

Il faut croire que la hausse des collectes de ces deux produits d’épargne prouve assez l’intérêt que porte sur eux la population. En effet, la Fédération Française de l’Assurance (FFA) estime que celle des assurances vies, s’élevant à 140,1 milliards d’euros brut en 2018, soit 5,5 milliards de plus que l’année précédente, se place en troisième position dans le classement des meilleurs résultats du placement. À savoir, 28% (39,5 milliards) ont été investis dans des unités de compte.

Pour ce qui est du livret A,

Les résultats du livret A sont également bons, avec une collecte nette 2018 (les dépôts moins les sommes retirées) quasi équivalente à 2017 (environ 10 milliards). Et en hausse de près de 30 % sur les deux premiers mois 2019, par rapport à janvier/février 2018.

L’épargne financière, peu rentable voire pas du tout

Parmi les enquêtés qui comptent plus d’un millier d’individus, 30% ont avoué ne trouver aucun placement financier rentable. En effet, bon nombre d’entre eux ont en tête, par exemple, l’instabilité de la Bourse qui s’est soldée par une perte moyenne de 8,9%. L’indice de référence parisien, le CAC 40, a même reculé de 10% en 2018.

Et la situation n’est pas plus fameuse pour les supports à moindre risque, en l’occurrence les contrats vie et le livret A. Car si les fonds en euros sont rémunérés en moyenne à 1,8%, les impôts et l’inflation auront raison des intérêts générés si bien qu’ils ne rapporteront plus rien au final. De son côté, le livret A souffre d’un taux historiquement bas à 0,75%, dont on ne peut espérer aucune revalorisation avant février 2020.

À l’économiste Philippe Crevel toutefois de temporiser :

« La baisse des rendements n’a pas de prise réelle sur les épargnants [...] D’autant que les périodes de regain d’inflation s’accompagnent traditionnellement d’une légère poussée d’épargne. On peut penser que la crainte d’une hausse des prix pousse à économiser plus, ou que les épargnants entendent compenser le fait que l’inflation ronge leurs économies en mettant davantage de côté. En outre, les épargnants se sont habitués aux rendements bas du livret A et des fonds euros ».

Philippe Crevel

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