lundi20novembre
protection d'épargne

Selon l’enquête le Global Investor Pulse, la confiance des investisseurs français enregistre le niveau le plus bas en Europe. La méfiance et le pessimisme se ressentent encore chez ces investisseurs vis-à-vis du climat économique, bien qu’ils continuent à nourrir leurs épargnes. Le résultat du sondage permet d’identifier les réels freins à l’investissement en France.

Dans la dernière édition de l’étude concernant les comportements d’épargne et d’investissement, intitulée Global Investor Pulse, BlackRock évoque que les investisseurs français affichent un niveau de confiance très faible.

Cette enquête a été réalisée auprès d’un public de 28 000 personnes de 18 pays différents, dont 1000 Français. Résultat, bien que les Français continuent à épargner, ils préfèrent miser sur la sécurité du placement, sans grande conviction.

L’étude démontre que seuls 35% d’entre eux se disent vouloir investir, contre une moyenne de 49% en Europe.

En outre, malgré un climat économique « inquiétant », la plupart des Français se tournent vers les conseils avisés d’un professionnel financier afin de prendre les bonnes décisions pour mieux investir.

Les mesures d’accompagnement et les sources d’informations ne suffisent pas

L’enquête annuelle de BlackRock relative aux comportements d’épargne et d’investissement, intitulée le Global Investor Pulse, démontre la réticence des Français vis-à-vis des placements financiers. Ainsi, 35% des Français seulement se disent positifs pour l’épargne, contre une moyenne européenne de 49%.

Selon les Français interrogés, les principaux obstacles à l’investissement sont principalement le haut niveau de la vie (53%), la pression fiscale (42%), la crainte de manquer de ressources financières pour la retraite (42%), l’inflation (39%), l’état de l’économie française (38%), les coûts liés à la santé (36%) et l’instabilité politique.

Malgré le maintien de taux très faible, 2 Français sur 5 disent n’avoir rien changé sur leurs comportements dans l’investissement, et près d’un tiers estiment que les taux bas n’auront aucun impact sur leurs finances personnelles.

Au niveau politique, le sondage qui a été effectué avant les élections présidentielles dévoile 5 priorités du nouveau gouvernement : réduction des inégalités en matière de richesses (35%), abaissement du déficit national (33%), optimisation de la croissance économique (32%), amélioration du système de santé (27%) et l’engagement des réformes fiscales (24%).

Parallèlement, la plupart des Français ont recours aux conseils avisés d’un expert financier et se disent globalement satisfaits de la procédure (44%). Dans cette optique, 73% des sondés bénéficient de conseils par le biais d’un conseiller en agence, tandis que 13% optent pour les services d’un professionnel indépendant.

Comparé aux autres pays, l’Hexagone affiche cependant un faible niveau d’utilisation des sources numériques à des fins de gestion bancaire et de suivi des investissements (67%).

« Beaucoup de pédagogie sera nécessaire afin de leur faire prendre conscience de l'intérêt des placements financiers »

Pour 82% des Français, une part très importante de liquidités est conservée sur leurs comptes, tout en privilégiant l’assurance-vie en euros pour leurs placements (40%). Selon l’étude, l’allocation actuelle des actifs financiers détenus par les Français est constituée de 59% de liquidité, de 18% de contrats assurance vie en euro, 9% d’investissement immobilier, 9% d’actions, multi actifs, fonds communs et obligations et 5% d’autres produits.

La responsable de la distribution en France de BlackRock, Ivana Davau de préciser :

Malgré un taux d'épargne très élevée, les Français ont du mal à investir dans les produits financiers, car ils estiment que ces derniers ne sont pas adaptés à leurs besoins. Beaucoup de pédagogie sera nécessaire afin de leur faire prendre conscience de l'intérêt des placements financiers.

Ivana Davau.

Les Français se disent être sous une pression financière plus forte, une situation qui les oblige à travailler plus longtemps que leurs pères (32%). Pour 50% d’entre eux, l’État serait responsable du revenu qu’ils toucheront à la retraite. Par mesure de précaution, les Français réservent 7% de leurs revenus mensuels pour la retraite.

Plus de la majorité des Français n’épargnent pourtant pas pour la retraite (55%). Ces derniers estiment pouvoir le faire s’ils obtiennent une augmentation de salaire (42%), d’incitations fiscales (27%) ou voient leurs dépenses baisser (25%).

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