mercredi12février
Assureur protégeant une famille, une maison et une voiture avec ses mains

Les consommateurs français ont actuellement tendance à se cantonner aux produits d’assurance-vie classiques, tels que le Livret A ou le fonds en euros. La faiblesse des rémunérations sur ces formules commence toutefois à devenir dissuasive pour les épargnants. Ainsi, Bercy a apporté quelques modifications au fonds euro-croissance pour venir en aide aux assureurs et encourager de nouveaux investissements.

Le rendement assurance vie dépend généralement du produit d’épargne choisi. Cependant, dans un contexte de taux bas, les obligations rapportent très peu et les assureurs se retrouvent dans une situation délicate. Le ministère de l’Économie et des Finances a donc décidé de miser sur le fonds euro-croissance pour redynamiser le secteur.

La loi Pacte renferme notamment un texte portant sur la révision de ce produit d’épargne. Cette mesure est applicable depuis le 1er janvier dernier.

À travers cette réforme, le gouvernement cherche à rassurer les épargnants et à soutenir les assureurs. Ils font en effet partie des nombreuses victimes d’une conjoncture défavorable au secteur financier.

Lisibilité et transparence améliorées

Les principaux changements concernant l’euro-croissance ont été présentés en octobre dernier, à l’occasion des assises de l’Afer (Association Française d'Épargne et de Retraite). La première modification porte notamment sur la lisibilité du produit.

Désormais, le fond comprend une provision unique exprimée en euros, issue de la fusion de la « provision mathématique » et de la « provision de diversification ». Une seule formule permettra ainsi de garantir son capital et d’effectuer des placements dans des actifs plus risqués.

Le second changement concerne les règles contractuelles dans le domaine. Elles devront être harmonisées, notamment par rapport aux niveaux de garantie et l’échéance minimale. Les mesures concernant ce dernier point seront détaillées dans un autre arrêté. Pour ce qui est du niveau de garantie, il est supposé représenter 80 % à 100 % de l’épargne.

Les acteurs du secteur doivent également mieux informer les assurés sur le rendement du produit. Les épargnants seront ainsi moins réticents à investir dans des actifs risqués.

De plus, grâce à cette transparence, l’assuré aura la possibilité de suivre de près ses actifs. Il pourra ainsi confronter la performance du fonds avec les autres produits proposés dans le secteur.

Une nouvelle opportunité pour les assureurs

Le fonds euro-croissance a été dévoilé au grand public en 2014. À son lancement, il a été défini comme un « troisième pilier » dans le domaine de l’assurance-vie ; les deux autres étant les unités de compte et les fonds en euros classiques.

Le fonds euro-croissance a également été présenté comme une alternative plus lucrative par rapport aux formules précédentes. D’ailleurs, il laissait croire à des rendements supérieurs au fonds en euros au départ, tout en préservant l’épargnant des risques trop importants.

Malgré son potentiel, ce produit d’épargne n’a pas réellement convaincu les Français, notamment en raison d’une spécificité plutôt dissuasive pour les assurés. En effet, l’épargnant ne pouvait pas connaître sa rémunération avant l’échéance du contrat. Ainsi, il fallait attendre au moins 8 ans avant d’avoir un aperçu de son rendement.

Suite aux modifications initiées par Bercy, les assureurs devront améliorer leur communication et revoir leur stratégie pour relancer ce produit. Ils ont notamment besoin de mener une vaste campagne de séduction pour convaincre les épargnants sur les performances de ce fonds. La formule deviendra ainsi plus attrayante en matière de placement, pour les petits et moyens budgets.

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