mercredi03mars
Main d’un homme, empile des pièces en euros.

Les épargnants ont encore constaté une baisse de rendement des fonds euros classique l’an dernier. Désormais, cette tendance ne surprend ni les professionnels du secteur, ni les particuliers. En effet, ce support de placement est devenu moins performant depuis l’application des taux d’intérêt faibles. Le phénomène risque d’ailleurs de s’aggraver à l’avenir, vu l’évolution de la conjoncture économique.

Comme chaque année, les professionnels de l’assurance vie publient progressivement dès fin janvier les rendements moyens pour l’exercice écoulé. Les épargnants pourront ainsi observer les performances de leur placement financier sur toute cette période. Cela dit, les résultats sont désormais prévisibles en raison de l’incessante baisse des rémunérations dans le secteur.

Dans l’ensemble, les fonds en euros ont rarement dépassé le seuil des 2 % l’an dernier. Il s’agit du taux calculé après le prélèvement de frais de gestion, mais avant les impôts. Ainsi, le rendement net sera encore plus faible pour les détenteurs de ce type de contrat. Certaines banques affichent même une rémunération inférieure à 1 %.

Une collecte annuelle négative

Le Livret A a réalisé une collecte historique l’an dernier, grâce à sa grande liquidité et à son côté rassurant. En effet, les épargnants souhaitaient protéger leurs capitaux de la crise provoquée par la pandémie de Covid-19. Les assureurs vie, de leur côté, ont subi une décollecte sans précédent sur la même période. Autrement dit, les prestations versées ont nettement dépassé les cotisations des clients sur deux semestres.

Cette collecte négative a atteint les 6,5 milliards d’euros nets, selon les professionnels du secteur. À titre de comparaison, les sociétés de gestion ont réussi à collecter 21,9 milliards d’euros l’année précédente. Dans les détails, les assurés ont cotisé 116,3 milliards d’euros l’an dernier, portant ainsi l’encours à 1 789 milliards d’euros. D’après la FFA (Fédération Française de l’Assurance) :

La part de cet encours investie dans des actifs d’entreprises (actions, obligations, immobilier) dépasse les 60 % : c’est par conséquent près de 1 100 milliards d’euros qui contribuent au financement des entreprises.

Enfin, 34 % de cette collecte a notamment été investie dans des UC (unités de compte). Les assureurs sont donc parvenus à imposer ces supports de placements non garantis auprès des épargnants particuliers.

Une garantie menacée par la conjoncture

Les fonds en euros sont traditionnellement définis par la garantie de capital. Toutefois, cette formule menace désormais les marges des assureurs, dans un contexte de taux d’intérêt faible. Comme l’a souligné l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), dans un rapport datant de 2019 :

La forte baisse des taux de revalorisation des contrats d’assurance-vie individuels s’inscrit dans un contexte marqué par une accélération de la baisse des taux et l’apparition de taux négatifs sur les emprunts obligataires de référence.

Cette analyse vient de se confirmer avec les rendements de l’année dernière. Les spécialistes annoncent d’ailleurs une persistance des rémunérations faibles sous l’effet des taux bas. De plus, les politiques monétaires actuelles auront tendance à accélérer ce phénomène.

Certains assureurs ont ainsi décidé de modifier leur contrat pour pouvoir prélever les frais de gestion des fonds garantis. L’épargne des clients risque donc de s’amenuiser au fil des années. Concrètement, le gestionnaire offre une garantie de capital, mais peut réévaluer son montant entre temps. Au final, les UC sont promis à un bel avenir sur le marché français. Les assureurs vie ne cessent d’ailleurs d’orienter leurs clients vers ces supports de placement.

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