mercredi06décembre
une personne en train de revoir les termes d'un contrat à la loupe

L’assurance-vie est un placement qui offre des avantages fiscaux indéniables. Jugée pourtant comme étant un produit complexe, les compagnies d’assurances ne manquent pas de cacher quelques éléments importants dans un contrat d’assurance-vie. C’est justement sur la méthode de commercialisation des assureurs que l’association CLCV s’est penchée dans une récente enquête. D’ailleurs, celle-ci déplore le manque de clarté des établissements.

L’association CLCV s’est intéressée de près sur les pratiques adoptées par les compagnies d’assurances, dans le cadre d’une commercialisation des contrats d’assurance-vie. À l’issue de cette étude, l’association déplore le manque de transparence de ces établissements vis-à-vis des consommateurs, notamment sur le plan financier.

Comme l’assurance-vie est un produit complexe, ces établissements devraient faire preuve de plus d’ouverture quant à l’identification du contrat qui correspond le mieux aux besoins des consommateurs.

De leur côté, les assurés doivent convenablement surveiller leurs contrats vie, notamment sur les clauses financières (frais de gestion, frais de souscription, rendement). L’étude a en effet dévoilé un important écart de rendement entre le contrat le moins performant et celui le plus performant.

Les critiques de l’association CLCV concernant les pratiques des assureurs

L’association CLCV a mené son étude englobant tous les acteurs du marché financier : les compagnies traditionnelles, les mutuelles, les banques et les associations d’épargnants.

Alors que cette enquête se focalise surtout sur les contrats diffusés sur la période 2000-2017, l’association dénonce des difficultés à identifier précisément quel contrat choisir. En effet, certains sont identiques, mais présentés sous des noms différents, tandis que d’autres sont similaires sauf dans les garanties proposées.

L’association juge inadmissible que :

Des produits complexes comme l’assurance-vie ne peuvent pas être plus facilement identifiables.

Association CLCV.

Cette raison motive sa proposition de rectification des pratiques actuelles. D’ailleurs, pour faciliter cette identification des contrats, elle oblige les acteurs à :

Une numérotation ou l’apposition d’un millésime annuel qui permettrait de lever cette ambiguïté. La mise en place d’une codification, comme il en existe déjà pour d’autres produits tels que les valeurs mobilières (code ISIN), pourrait aussi être envisagée.

Un autre constat de la CLCV : beaucoup d’établissements financiers ne proposent pas de contrat au-delà de la période de 8 ans, ce qui correspond pourtant à la maturité fiscale de l’assurance-vie.

Elle souligne que :

On constate donc une surproduction de contrats d’assurance vie qui ne répond pas à une demande des consommateurs. Le marché est saturé et perd en lisibilité, vraisemblablement pour des considérations marketing.

Association CLCV.

Qu’en est-il du plan financier ? (rendement, frais)

Selon toujours la CLCV, les souscripteurs ont tendance à ne pas prendre en compte les frais liés à leurs contrats d’assurance vie. Elle précise que :

Les consommateurs sont souvent plus sensibles aux frais de souscription alors que, plus la durée d’investissement est longue, plus le poids des frais de gestion est important.

Association CLCV.

Rappelons que les frais moyens de commercialisation payés par l’assuré, à chaque versement, s’élèvent à 2,62%. Les frais de gestion annuels, prélevés sur le capital investi sont de 0,70% sur les fonds en euros et de 0,80% sur les unités de compte (UC).

Dans son étude, l’association a dressé un constat concernant les écarts de rendements entre les contrats. Pour l’année 2016, le taux servi sur les fonds en euros variait de 0,25% pour les contrats les moins rentables à 3,50% pour les meilleurs, soit une différence de 14 points.

Suite à l’analyse des performances des contrats de plus de 8 ans, la CLCV indique que la performance moyenne dégagée par le portefeuille d’actifs est de 34,31% (49,90% pour les meilleurs gestionnaires et 27,29% au minimum).

Ainsi, l’association conclut que le consommateur doit choisir minutieusement son contrat afin d’opter pour le plus rentable. Il est conseillé de ne pas se référer uniquement aux frais expliqués par l’assureur. Elle précise que :

Le consommateur investisseur doit légitimement s’interroger sur cet écart et sur l’usage qui est fait des fonds qui ne sont pas redistribués.

Association CLCV.

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