mercredi29août
Une personne signant un contrat chez un notaire

Il est bien connu que la population française appréhende tout changement dans la fiscalité. D’ailleurs, l’instauration du prélèvement forfaitaire unique de 30% a déclenché de vives contestations chez les épargnants. Cela n’empêche pas pour autant la remise en cause systématique des privilèges fiscaux de l’assurance-vie. Les autorités fiscales finiront-elles par les supprimer ? La question est toujours d’actualité.

Certaines personnes estiment qu’il n’est pas nécessaire d’attribuer des avantages fiscaux aux détenteurs de contrats d’assurance-vie. Puisque les fonds en euros ne financent pas suffisamment l’économie comparés à d’autres supports d’épargne, ce traitement de faveur ne serait d’aucune utilité.

Toujours est-il que la fiscalité attrayante de l’assurance-vie est l’une des raisons qui poussent les Français à souscrire un contrat. Au mois de juin dernier, l’encours relatif à cette épargne si plébiscitée s’établit à plus de 1 700 milliards d’euros, soit six fois plus que l’épargne réglementée qu’est le Livret A.

La suppression des privilèges fiscaux est-elle la solution au déficit budgétaire ? En tout cas, les ménages ont tendance à se tourner vers les actifs moins risqués.

Le gouvernement tiendra-t-il ses promesses fiscales ?

Souple, simple et sécurisée, l’attractivité de l’assurance-vie se résume en trois mots. Avec 37 millions de souscripteurs, elle reste le produit d’épargne plébiscité par les Français. Malgré cet attrait, les privilèges fiscaux de l’assurance-vie risquent d’être supprimés. Explications !

Les autorités publiques veulent réduire les dépenses

ImportantAlors que le gouvernement compte réduire les dépenses budgétaires, les exonérations dont bénéficient les souscripteurs de l’assurance-vie au moment de la transmission du capital coûtent cher à l’État. En octroyant des abattements et en réduisant les taxes sur les gains obtenus, le gouvernement dépense à peu près 1,5 milliard d’euros par an. C’est ce qui ressort d’un rapport joint au projet de loi de finances.

Puisque ces privilèges sont onéreux, le gouvernement a justement promis de les supprimer. La fiscalité de l’assurance vie succession n’est-elle pas censée garantir le financement des entreprises ? En tout cas, quelles que soient les mesures prises, les produits d’épargne les plus liquides auront toujours la côte auprès des Français. Parmi eux, les placements immobiliers.

L’épargne doit contribuer au financement de l’économie

80% des capitaux versés sur les contrats d’assurance-vie sont placés sur les fonds eu euros. Comme ces seconds vont se retrouver dans des actifs moins risqués, ils ne sont pas de nature à financer les sociétés. D’ailleurs, seulement 15,5% de l’épargne investie en assurance-vie financent ces entreprises.

L’aversion au risque des Français est si importante que 16% des épargnants seulement détiennent des actions en 2015, soit une régression de 8 points en l’espace de 11 ans. Durant la même année, la proportion de détenteurs de livrets d’épargne est de 86%.

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